Mardi 22 septembre 2009

Technologia : «  Les SSII connaissent une recrudescence de suicides »

Isolement chez le client, pression de l’offshore, menace de l’intercontrat… Les salariés des sociétés des services sont particulièrement exposés aux risques de souffrance au travail. Interview d’un expert de ce sujet sensible.
 
Jean-Claude Delgenes

Jean-Claude Delgenes est le fondateur de Technologia, cabinet spécialisé en évaluation et en prévention des risques professionnels. Depuis vingt ans, il conseille les plus grandes SSII. En 2007, il a également conduit une mission sur le Technocentre de Renault où des informaticiens prestataires d'IBM et d'Assystem ont mis fin à leurs jours.

01netPro. Les medias se concentrent sur la série noire que connaît France Télécom. Quelle est la situation des salariés en SSII ?

Jean-Claude Delgenes : On déplore ces derniers temps beaucoup de suicides mais aussi d'arrêts cardiaques ou de ruptures d'anévrisme en SSII. Si les suicides « professionnels » sont actuellement mis en avant, les maladies cardio-vasculaires déciment davantage. Face à la charge psychologique, au surinvestissement dans le travail, le corps se révolte, somatise. Ce qui conduit à une perte de sommeil, des troubles cutanés, un affaiblissement des barrières immunitaires...

En travaillant comme des dingues, des cadres exposent leur santé, parfois à leur insu. Le stress numérique participe à ce malaise. Connecté en permanence, le collaborateur sous contraintes travaille chez lui le soir, le week-end. L'amplitude de travail n'est plus respectée du fait de la porosité entre vie privée et vie professionnelle.

En quoi les SSII sont-elles particulièrement exposées ?

C'est une combinaison de plusieurs facteurs. Première spécificité des SSII : le management à distance. Consultants et hiérarchiques ne se voient plus. Il n'y a plus d'échanges, de moments de cordialité. Le salarié prestataire traite de problèmes parfois très complexes tout en restant seul. Or les gens qui passent à l'acte sont souvent isolés.

Deuxième spécificité, la menace de l'offshore. Si tu ne fais pas ton travail, « on le donne aux Indiens ». L'offshore introduit un débat éthique. Les informaticiens français sont en concurrence avec des équipes lointaines tout en s'interdisant d'évoquer un quelconque protectionnisme. Il faut former des personnes en Inde, à distance, reprendre souvent leur travail, puis laisser la place. Le manque de régulation concourt aussi à ces systèmes très délétères.

Les évolutions rapides de ces sociétés sont aussi responsables de la situation. Les SSII se mondialisant, on assiste à une interpénétration des cultures. Les comportements latins cognent avec les mœurs anglo-saxons. N'oublions pas non plus les transformations incessantes. Quand une SSII multiplie les restructurations en quelques années, il faut qu'elle accompagne ses salariés de façon humaine. Ce qui n'est pas souvent le cas : en France on se borne souvent à considérer que les gens sont heureux du moment qu'ils ont un job.

Enfin, les syndicats sont peu représentatifs en SSII et pèsent difficilement dans les équilibres de ces sociétés composées essentiellement de cadres.

Et puis il y a la spécificité de l'intercontrat...

Une SSII développe son marché intérieur de l'emploi. Les affectations se font par copinage avec le chef. S'ils ne savent pas se vendre, de très bons professionnels restent en intercontrat durant des mois. C'est dévastateur. On souffre autant, si ce n'est plus, de sous-activité que de suractivité. D'autant que, dans ces métiers, la compétence est liée à la pratique. En restant sur le flanc, on devient vite obsolète.

Dans le même ordre d'idée, les anciens sont souvent considérés comme moins pointus techniquement. Ils coûtent cher et sont peu malléables. Il faut donc épuiser les jeunes cohortes d'informaticiens et pousser les seniors sur la touche. La concurrence interne crée un climat délétère. Le salarié doit être également maître de son employabilité. Votre service disparaît du jour au lendemain ? A vous de créer votre poste...

Dans quel cadre intervenez-vous en SSII ?

Malheureusement, on fait souvent appel à nous, dans l'urgence, après des drames. Il s'agit en premier lieu de renouer le dialogue. Nous faisons des réunions intitulées Partage et progrès, qui permettent de libérer la parole. La hiérarchie écoute sans censure ni sanction. Il faut ensuite arriver à une vraie répartition du travail. Des salariés ne peuvent rester en intercontrats des mois durant, ils en sortent dézingués.

Inversement, quand un consultant enchaîne des déplacements, ses missions doivent être entrecoupées de phases de repos. Il faut aussi prévoir des moments et des espaces de convivialité. L'open space, quand ce n'est pas du desk sharing, crée un environnement de travail perturbant. Le salarié n'a pas la capacité de se soustraire au regard des autres, de souffler tout simplement.

Enfin, il faut repenser le mode d'évaluation personnelle – y compris sur la rémunération – pour introduire plus de collectif. Dans ces sociétés, chacun est un centre de profit à lui tout seul. Il faut tenir les objectifs de productivité individuels couplés à de multiples reporting. Non seulement cela use les esprits mais on perd en échanges informels, en intelligence collective



ma réponse sur le site 01 Net ( et pour cause du vécu en ce qui me concerne , heureusement le medecin du travail qui me suivait etait aussi celui du client : ) 


connu depuis longtemps mais le tabou ne fait que commencer à tomber
par hobbit75, le 22/09/2009 13:29:57
le soucis de la prestation c'est que sur un meme site plusieurs accidents cardiovasculaires et des arrets pour surmenage peuvent se succeder.

Dans ce cas de figure On peut très bien avoir des internes concernés et d'autres prestataires de SSII, ces derniers peuvent tres bien faire partie de société différentes d'ailleurs.

le client ne faisant pas toujours (ou ne voulant pas ) faire le rapprochement et les SSII n'ayant aucune vision globale car les problèmes peuvent être éparpillés entre plusieurs SSI présentes sur un même site : personne ne peut ou ne veut voir le probleme sur le site en question ..le plus souvent un open space c'est vrai.

Quand bien même une SSII se garderai bien de critiquer l'organisation d'un client ...au moins officiellement.

Il faut tenir compte aussi de deux éléments important :

- la pression de ne pas se retrouver en intercontrat dans cette période de crise.

- le suivi par la medecine du travail qui n'est pas globale pour un site d'activité : aucun medecin n'a une vue d'ensemble sur le personnel interne et prestataire car ces derniers sont souvent suivi seulement tous les deux ans et la plupart du temps par un medecin du travail non commun avec celui du client.


on obtient alors le résultat décrit dans cet article ... il est juste désolant qu'il faille attendre quelques cas médiatiques pour le tabou soit brisé.

 

Par Celui Qui Maugréé - Publié dans : Humeurs
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Jeudi 17 septembre 2009
Christophe Dejours, psychanalyste

"Si on ne repense pas le travail, il faut s'attendre à pire que des suicides"


Auteur de "Suicide et travail : que faire ?" (PUF, 2009),
Christophe Dejours, psychanalyste, appelle à repenser le travail pour sortir des logiques gestionnaires qui détruisent le tissu socio-professionnel tout en faisant croire qu'elles traitent les problèmes des salariés.

Pourquoi parle-t-on plus aujourd'hui du suicide au travail ?

Christophe Dejours : Parce que les suicides sur les lieux de travail n'existaient pas avant. Ils sont apparus il y a une douzaine d'années, sans avoir été relayés. Le tournant s'est opéré en 2007, avec les cas de suicides chez Renault et Peugeot.

Les premiers suicides dont j'ai entendu parler constituaient pour moi une forme de décompensation psycho-pathologique parmi d'autres. C'est la répétition des choses qui est devenue hallucinante. Non seulement, il y avait un suicide sur les lieux de travail mais généralement il ne se passait rien après. Ces suicides au travail marquent incontestablement une sorte de bascule qui frappe le monde du travail.

Pour un suicide lié au travail combien de tentatives de suicide et de personnes internées en raison du travail ?

On ne peut pas le chiffrer car on n'a pas fait d'enquêtes épidémiologiques. Le ministère du travail fait la sourde oreille à mes demandes. Grâce à la commission mise en place par le gouvernement et dirigée par David Le Breton et dont je suis membre, nous avons réussi à obtenir que dans les statistiques sur les conditions de travail, il y ait désormais un item lié au suicide-travail. D'après une étude réalisée en 2005 en Basse-Normandie, on arrive à un taux de suicide, quand on l'extrapole à l'ensemble de la France, de 300-400 suicides par an. Mais le chiffre ne change rien.

Dans votre ouvrage, vous invalidez la défaillance individuelle comme seule raison du suicide...

Il y a des cas de suicides que l'on ne peut imputer à des difficultés dans l'espace privé : troubles névrotiques, psychotiques, dépressifs, des symptômes précurseurs, ni à un terrain de vulnérabilité particulière. C'est même là aussi une bascule pour la psychopathologie générale.

Ce qui est surprenant c'est que nous avons des personnes qui vont très bien et qui se suicident. On ne peut les expliquer avec les références habituelles de la psychiatrie. Il y a une bascule dans l'ordre social, dans le fonctionnement de la société, c'est aussi le signe d'une rupture dans la culture et la civilisation : les gens se tuent pour le travail. Cela oblige à repenser les catégories habituelles de notre discipline et à revoir ce que les sociologues du suicide disent, en particulier Emile Durkheim dans son livre Le Suicide qui contestait les positions des psychopathologues. Du coup, on est obligé de revenir à ce qui se dit sur la solitude. On avait donc un peu raison.

Vous écrivez qu'il y a trente ans, il n'y avait pas de suicide au travail pour deux raisons : la résistance à l'effort et des solidarités plus fortes...

Oui, il y avait les autres, un collectif de travail, des stratégies de défense. On ne laissait pas un type s'enfoncer. J'ai vu des ouvriers alcooliques qui ne pouvaient pas monter sur les toits pour travailler. Les copains lui demandaient de rester en bas. Ils faisaient le boulot à sa place. Vous vous rendez compte de ce que cela veut dire en termes de prévention de l'accident, de prévention du suicide, de prévention des troubles psychopathologiques ? C'est impensable aujourd'hui ! On apprend aujourd'hui le pire alors qu'on apprenait le meilleur hier : la solidarité. C'est parce qu'on a adopté de nouvelles méthodes au travail que l'on a aujourd'hui un désert au sens arendtien du terme : la solitude totale.

C'est ce que vous appelez le passage du critère "travail" au critère "gestion du travail"...

A partir des années 1980, les gestionnaires se sont imposés dans le paysage, en introduisant l'idée que l'on pouvait faire de l'argent non pas avec le travail mais en faisant des économies sur les stocks, les ratés, les retouches, les effectifs. Tout ce qui est à la marge peut être l'objet d'économies. Partout, on vous apprend que la source de la richesse c'est la gestion des stocks et des ressources humaines, ce n'est plus le travail. Nous le payons maintenant ! Cette approche gestionnaire croit mesurer le travail, mais c'est conceptuellement et théoriquement faux ! Il n'y a pas de proportionnalité entre le résultat du travail et le travail. C'est très grave, car cela signifie que la comptabilité est fausse. D'où la contestation.

C'est donc le décalage entre la réalité du travail et la vision gestionnaire qui augmente le stress des salariés ?

Les gestionnaires qui ne regardent que le résultat ne veulent pas savoir comment vous les obtenez : c'est un contrat d'objectif, disent-ils. C'est comme ça que les salariés deviennent fous, parce qu'ils n'y arrivent pas. Les objectifs qu'on leur assigne sont incompatibles avec le temps dont ils disposent.

Cette logique gestionnaire se rapproche-t-elle de la logique totalitaire selon la conception d'Hannah Arendt, que vous citez dans votre bibliographie ?

C'est assez difficile d'être affirmatif mais la question est posée, car les gens sont amenés à faire des tâches qu'ils réprouvent et il y a une machinerie très puissante qui est mise en œuvre et qui a avec le totalitarisme ce point commun qu'on traite l'humain comme quelque chose d'inutile, d'interchangeable. On lance des slogans pour faire croire qu'on fait des ressources humaines mais dans la réalité, c'est la gestion kleenex : on prend les gens, on les casse, on les vire. L'être humain au fond est une variable d'ajustement, ce qui compte, c'est l'argent, la gestion, les actionnaires, le conseil d'administration.

Ce qui pose forcément la question de la responsablité...


A l'évidence, ce sont les dirigeants d'entreprise, des politiques d'entreprise, le Medef, la refondation sociale mais aussi l'Etat, qui sont responsables. Il joue toujours un rôle de régulateur et là il s'est aligné sur le Medef. La responsabilité est aussi partagée par nous tous dans notre rapport au système qui ne marche pas sans notre collaboration, notre intelligence, notre zèle. Toute organisation du travail est aussi une organisation politique et une certaine conception de la domination.

 

Qu'entendez-vous par "repenser le travail" comme solution à la dégradation de la santé mentale au travail ?

Il faut rompre avec les modèles d'évaluation dont je vous ai parlé et repenser le travail à partir du travail collectif : c'est la question de la coopération et des instruments d'analyse du travail collectif. Puis, il ne faut plus mesurer le travail mais entrer dans la matérialité du travail. Enfin, c'est possible, puisque je l'ai fait dans un certain nombre d'entreprises. Quand on fait ce changement de cap, ce n'est pas qu'une catégorie particulière qui souffre, c'est tout le monde. Car c'est un réel changement de posture. Mais une fois que le mouvement est lancé, les gens vont beaucoup mieux.

Votre modèle casse la logique du Medef ?

Effectivement, mais il y aussi des patrons qui viennent me voir pour me demander de changer les instruments d'évaluation. N'oublions pas que l'évaluation du coût de la santé mentale au travail représente 3 à 6 % du PIB aujourd'hui dans tous nos pays. Donc les gens ont tout à gagner à faire ce travail de réévaluation.

Votre méthode a-t-elle rencontré des échecs ?

Oui, des démarches s'arrêtent en cours de route. L'idéologie de France Télécom, c'est de casser les gens, les faire plier. Les gens ne comprennent plus. D'un côté, on demande aux cadres de virer des gens, de l'autre, on leur dit, vous êtes responsables de dépister les gens qui ne vont pas bien. La responsabilité incombe à ces managers tiraillés entre recevoir l'ordre de casser les gens et d'en assumer la responsabilité. Ils tombent malades. Mais il y a aussi le suicide, l'infarctus, l'hémorragie cérébrale. Pour en sortir, il faut un accord négocié sur la démarche et sur la cohérence par rapport à la politique de l'entreprise.

Sinon vous prenez le risque d'être associé à un alibi ?

Oui. Mais nous ne voulons pas passer pour un alibi, car à ce moment-là, nous échouons. Les alibis, ce sont les autres, ceux qui font de la gestion individuelle du stress, qui vendent de la relaxation. Les coachs, eux sont la vitrine et l'effet slogan. Ils font croire qu'ils font quelque chose. Et quand cela ne marche pas, ils disent aux salariés : "Vous ne savez pas gérer votre stress".

Une personne peut en cas de détresse se suicider mais aussi retourner son arme contre ses collègues, sa hiérarchie ou saboter gravement l'entreprise ? Est-ce déjà arrivé ?

Des tentatives de meurtres ont déjà été enregistrées. J'ai vu un gars armé tenir en joue tout l'état-major de l'entreprise pendant une matinée. J'ai vu aussi des sabotages extrêmement graves, notamment dans des centrales nucléaires.

Ces cas sont-ils récents ?

On a arrêté des sabotages au dernier moment. Mais je ne peux pas vous en dire plus, je suis sous le sceau du secret. Souvenez-vous de ce cas connu à la centrale nucléaire de Paluel (Seine-Maritine), où une personne a cassé la 1re tranche, puis la 2e tranche, puis la 3e tranche en une heure et demie. Il a failli détruire tout le centre de production nucléaire, alors qu'il y a des maîtres-chiens, des contrôles. Comment a-t-il fait ? Si ce n'est au moins avec la passivité des copains. Dans une autre centrale, le gars voulait découpler la centrale du réseau. S'il y était parvenu, la centrale aurait sauté. Ce sont des membres de la CGT qui lui ont "cassé la gueule" pour l'arrêter.

Par Celui Qui Maugréé - Publié dans : Humeurs
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Vendredi 28 août 2009
Dans la prestation informatique, quelque soit la technologie on est la plupart du temps en "Client Lourd" ... comprendrons les habitués.

De la culture sur service à la culture du sévice , il n'y a qu'un pas.
Par Celui Qui Maugréé - Publié dans : Phrases du moment
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Jeudi 16 juillet 2009
Maurice Allais, Prix Nobel de Sciences Économiques 1988 :
"Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n’hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents."
Mécanique de l’argent moderne,
Banque de Réserves Fédérale de Chicago.
"Le processus proprement dit de la création monétaire se passe principalement dans les banques… les banquiers ont découvert qu’ils pourraient faire des prêts simplement en donnant leur promesse de payer, ou des billets de banque, à des emprunteurs. De cette façon les banques ont commencé à créer l’argent. Les dépôts de transaction sont les contreparties modernes des billets de banque. C’était une petite étape d’imprimer des billets en les créditant dans les livres comptables des dépôts des emprunteurs, que les emprunteurs alternativement pourraient 'dépenser' en faisant des chèques, 'imprimant de ce fait' leur propre argent."


John Kenneth Galbraith, économiste :

"Le procédé par lequel les banques créent de l’argent est tellement simple que l’esprit en est dégoûté."



Graham F. Towers, Gouverneur de la Banque du Canada 1934-54 :

"Chaque fois qu’une banque fait un prêt, un nouveau crédit bancaire est créé. De l’argent tout neuf."



Napoléon Bonaparte, Empereur Français – 1769-1821 :

"Lorsqu'un gouvernement est dépendant des banquiers pour l'argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit. [...] L'argent n'a pas de patrie ; les financiers n'ont pas de patriotisme et n'ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain."



Rothschild Brothers of London :

"Les quelques personnes qui comprennent le système (argent et crédits) seront soit tellement intéressés par les profits qu’il engendre, soit tellement dépendantes des faveurs qu’il conçoit, qu’il n’y aura aucune opposition au sein de cette classe. D’un autre côté, les personnes incapables d’appréhender l’immense avantage retiré du système par le capital porteront leur fardeau sans se plaindre et peut-être sans même remarquer que le système ne sert aucunement leurs intérêts."



William Lyon Mackenzie King, ex-premier ministre du Canada :

"Jusqu’à ce que le contrôle de l’émission de devises et de crédit soit restauré au gouvernement et reconnue comme sa responsabilité la plus flagrante et la plus sacrée, tout discours sur la souveraineté du Parlement et la démocratie est vain et futile... Une fois qu’une nation abandonne le contrôle de ses crédits, il n’importe plus qui fait ses lois... L'usure, une fois aux commandes, coule n’importe quelle nation."



Abraham Lincoln, Président des Etats-Unis, assassiné :

"Le gouvernement devrait créer, émettre, et faire circuler toutes les devises et tous les crédits nécessaires pour satisfaire les dépenses du gouvernement et le pouvoir d’achat des consommateurs. En adoptant ces principes, les contribuables économiseraient d’immenses sommes d’argent en intérêts. Le privilège de créer et d’émettre de la monnaie n’est pas seulement la prérogative suprême du gouvernement, mais c’est aussi sa plus grande opportunité."



James A. Garfield, Président des Etats-Unis, assassiné :

"Celui qui contrôle le volume de la monnaie dans notre pays est maître absolu de toute l’industrie et tout le commerce... et quand vous réalisez que le système entier est très facilement contrôlé, d’une manière ou d’une autre, par une très petite élite de puissants, vous n’aurez pas besoin qu’on vous explique comment les périodes d’inflation et de déflation apparaissent."



John Adams, père fondateur de la Constitution américaine :

"Toute la perplexité, la confusion, et la détresse en Amérique ne provient pas des défauts de la Constitution ou de la Confédération ni du désir d’honneur ou de vertu mais de notre ignorance profonde de la nature des devises, du crédit, et de la circulation."



Woodrow Wilson, Président des Etats-Unis - 1913-1921 :

"Je suis un homme des plus malheureux. J’ai inconsciemment ruiné mon pays. Une grande nation industrielle est contrôlée par son système de crédit. Notre système de crédit est concentré dans le privé. La croissance de notre nation, en conséquence, ainsi que toutes nos activités, sont entre les mains de quelques hommes. Nous en sommes venus à être un des gouvernements les plus mal dirigés du monde civilisé un des plus contrôlés et dominés non pas par la conviction et le vote de la majorité mais par l’opinion et la force d’un petit groupe d’hommes dominants."



Benjamin Franklin :

"L’incapacité pour les colons d’obtenir le pouvoir d’émettre leur propre argent à l’écart des mains de Georges III et des banquiers internationaux fut la raison PRINCIPALE de la guerre d’indépendance."



Sir Josiah Stamp, Directeur de la Banque d’Angleterre
1928-1941 (Réputé 2e fortune d’Angleterre à cette époque) :

"Le système bancaire moderne fabrique de l’argent à partir de rien. Ce processus est peut-être le tour de dextérité le plus étonnant qui fut jamais inventé. La banque fut conçue dans l’iniquité et est née dans le pêché. Les banquiers possèdent la Terre. Prenez la leur, mais laissez-leur le pouvoir de créer l’argent et en un tour de mains ils créeront assez d’argent pour la racheter. Otez-leur ce pouvoir, et toutes les grandes fortunes comme la mienne disparaîtront et ce serait bénéfique car nous aurions alors un monde meilleur et plus heureux. Mais si vous voulez continuer à être les esclaves des banques et à payer le prix de votre propre esclavage laissez donc les banquiers continuer à créer l’argent et à contrôler les crédits."



Léon Tolstoï :

"L’argent est une nouvelle forme d’esclavage, il se distingue de l’ancienne simplement par le fait qu’il est impersonnel, il n’y a pas de relation humaine entre le maître et l’esclave."



Encyclopædia Britannica, 14ème Edition :

"Les banques créent du crédit. C’est une erreur de croire que le crédit des banques est créé dans toute mesure par le versement d’argent aux banques. Un prêt créé par la banque constitue un ajout significatif au volume d’argent de la communauté."



Lord Acton, Lord Chief Justice of England, 1875 :

"Le problème récurrent au cours des siècles derniers et qui devra être réglé tôt ou tard est celui du conflit qui oppose le Peuple aux banques."



Sir Josiah Stamp, Gouverneur de la Bank of England, 1920. :

"Les banquiers détiennent la Terre. Si vous souhaitez rester leurs esclaves et payer le coût de votre propre esclavagisme, alors laissez les continuer à créer de l’argent."



M. Phillip A. Benson, Président de l’American Bankers’ Association, 8 juin 1939 :

"Il n’existe pas de moyen plus efficace pour prendre le contrôle d’une nation que de diriger son système de crédit (monétaire)."



Andrew Gause, historien de la monnaie :

"Une chose à comprendre à propos de notre système de réserve fractionnaire est que tel lors d’un jeu de chaises musicales, aussi longtemps que la musique tourne, il n’y a pas de perdants."



Irving Fisher, économiste et auteur :

"Ainsi notre moyen national d’échange est maintenant à la merci des transactions de prêts des banques, qui prêtent, non pas de l’argent, mais des promesses de fournir de l’argent qu’elles n’ont pas."



Marriner S. Eccles, gouverneur et président du CA de la Fed :

"S’il n’y avait pas de dette dans le système, il n’y aurait aucun argent."



Abraham Lincoln, Président des Etats-Unis :

"Le gouvernement devrait créer, émettre et favoriser la circulation des monnaies et des crédits nécessaires à la satisfaction du besoin de dépense du gouvernement et du besoin d’achat des consommateurs. L’adoption de ces principes doit permettre aux contribuables d’économiser le paiement d’un gros volume d’intérêts. L’argent cessera de gouverner et se mettra au service de l’humanité."

Rothschild :
"Permettez-moi d’émettre et de contrôler les ressources monétaires d’un pays et je me moque de celui qui écrit ses lois."



Charles A. Lindbergh :

"Le système financier est devenu la Banque centrale américaine (Federal Reserve Board). Cette banque centrale gère un système financier au moyen d’un groupe de purs profiteurs. Ce système est privé et son seul objectif consiste à réaliser les profits les plus énormes possibles en utilisant l’argent des autres. Cette loi (de la Réserve fédérale) démontre la plus grande preuve de confiance au monde. Lorsque le président signe cet acte, il légalise le gouvernement invisible par le pouvoir monétaire. Les personnes ne s’en rendent peut-être pas compte pour le moment mais le jour du jugement n’est plus qu’à quelques années, le jour du jugement de cet Acte qui représente le pire crime de tous les temps commis au nom de la loi par l’intermédiaire d’un projet de loi."



Henry Ford :

"Il est appréciable que le peuple de cette nation ne comprenne rien au système bancaire et monétaire, car si tel était le cas, je pense que nous serions confrontés à une révolution avant demain matin."



Louis McFadden :

"Nous possédons dans ce pays l’une des institutions les plus corrompues que le monde ait jamais connu. Je veux parler de la Banque centrale américaine. Cette institution a appauvri les citoyens des Etats-Unis et a presque mené notre gouvernement à la faillite. Tout ceci est dû aux pratiques frauduleuses des vautours qui contrôlent cette situation. Un super état dirigé par les banquiers et les industrialistes internationaux qui s’associent avec plaisir pour asservir le monde."



Robert H. Hemphill, gestionnaire de crédits, Fed, Atlanta, Géorgie :

"Si les banques créent assez d’argent synthétique, nous prospérons; sinon, nous sombrons dans la misère. Nous sommes, définitivement, sans système monétaire permanent. Quand on a une vision complète de l’ensemble, l’absurdité tragique de notre position désespérée est presque incroyable, mais il en est ainsi."



1924 US Banker’s Association Magazine :

"Le capital doit assurer sa propre protection par tous les moyens possibles, grâce à la coalition et à la législation. Les dettes doivent être collectées et les hypothèques interdites le plus rapidement possible. Lorsque les personnes ordinaires perdent leurs maisons à travers le processus de la loi, elles deviennent plus dociles et peuvent plus facilement être dirigées grâce au bras fort du gouvernement représenté par les principaux acteurs financiers et par une puissance centrale due aux richesses. Ces vérités sont bien connues de nos principaux intervenants qui s’appliquent désormais à créer un impérialisme permettant de gouverner le monde. En divisant les votants grâce au système de parti politique, nous les manipulons afin qu’ils dépensent toute leur énergie pour des problèmes n’ayant aucune importance. C’est donc grâce à une action discrète que nous garantirons la pérennité de ce que nous avons si bien planifié et accompli."

Par Celui Qui Maugréé - Publié dans : Phrases du moment
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Vendredi 23 janvier 2009

Voui vous avez bien lu mais cela aussi est à paraître bientôt , cela prend du temps de publier mine de rien ....

Il ne sait pas par où commencer alors il va faire simple pas le temps d’écrire un roman en douze volumes et pas question de donner de détails croustillants.

Il a fini par s’écarter de la relation stérile avec la femme d’un autre, relation qui ne pouvait qu’aller au clash sans compter les autres complications. Il a fini par formuler la fin de cette histoire à l’intéressée au moment où il a rencontré une autre pour un rendez vous et ou de manière évidente il cherchait quelque chose de sérieux et d’exclusif. De même les aventures polissonnes n’ont qu’un intérêt limité même si il garde de cette époque un goût plus prononcé sur les aspects sensuels de la gente féminine.

Cela faisait quelques temps qu’Il s’était inscrit sur Facebook dans l’objectif de mettre en ligne les photos de son voyage au japon (la vrai galerie d’art arrivera un jour peut être) et aussi être ou rester en contact avec les gens qu’il apprécie. Facebook au début lui paraissait l’outil inutile d’une jeunesse dorée   et désabusée. Il n’en est rien, c’est selon ce que l’on veut en faire même si il trouve ce site bordélique parfois. Il comprend aussi que c’est un moyen d’étendre son réseau et avec le temps se rend compte que certains font de ce site un meetic gratuit. Pourquoi pas si les gens apprécient…

 Après une brève analyse des contacts des uns et des autres il découvre que la porteuse d’oreilles de chats est sur le réseau de ses amis. L’ajouter à ses contacts n’est pas compliqué en soi et il a pas mal de messages à écrire à pleins de gens et il se rend compte qu’il a des gouts communs notamment musicaux. Une ombre au tableau aux dernières nouvelles elle n’est pas seule mais les deux fois où il l’a vue il a remarqué que cela n’avait pas l’air d’être une grande histoire (loin s’en faut). Et surtout il a l’impression (mais est ce encore une illusion) qu’après toutes ses (longues)  années d’ermitage suivis de papillonnage depuis finalement peu il plait à quelqu’une qui lui plait.

 

L’occasion est presque trop belle, elle est désormais libre, il engage la conversation, les choses s’enchaînent, se voir le soir même … non décidément c’est louche et peu pratique être en voiture c’est bien pour la raccompagner mais pour se rendre au rendez vous quelle galère. Qu’importe osons, elle a été finalement très entreprenante, plus qu’à son habitude semble t il.  Après une heure de retard (grrr la circulation parisienne) le soir en question il l’a retrouve enfin dans un lieu neutre en ville.

Il la découvre sous un autre visage, plus charmant quoique fragile. Et puis l’écart d’âge n’est pas évident, presque 10 ans c’est beaucoup mais elle est différente de celles de son âge. Elle s’amuse à comptabiliser des points positifs et négatifs le long de la soirée, le verre se transforme en resto…

Les choses s’enchainent mais pour le début hors de question de tenir au courant l’entourage commun, peur de froisser certaines susceptibilités et puis cela a un coté secret très marrant.

Elle le trouvait presque trop sage au premier abord, mais il n’en est rien, il est loin d’être l’ermite timide qu’il a été par le passé même si il ne fanfaronne pas pour autant n’exagérons pas non plus hein !

Une rupture temporaire pour cause de panique va lui faire peur (à lui), mais en fait elle hésite et a peur de s’engager. Elle a son propre passé (affectif notamment) et a eu du mal aussi à savoir où elle en était. Ce n’est pas un souci cela les rapproche  même quelque part d’avoir eu un cheminement pas si éloigné. Elle est jeune elle a plus de possibilités d’évolution qu’elle ne pense, elle a ses blocages et lui les siens et déjà un certain nombre disparaissent ou s’atténuent.

Elle a ce charme étrange mi celtique mi féérique mi goth (light hein pas pouf! ).  C’est sa dryade, sa muse, pour longtemps ? Il l’espère mais il a trop peu d’expérience de couple pour jurer de quelque chose.  Son sourire félin et ses yeux verts expressifs le désarment totalement, cela faisait longtemps très longtemps qu’il s’était senti ainsi. C’est sa dorade aussi car la seconde fois qu’il l’a vu (avant le vrai rendez-vous) elle ne l’avait pas reconnu ^^.

Evidemment ce sont  d’autres problèmes qu’il a à gérer mais finalement ceux là il voulait les avoir … Des soucis de santé qui s’avèrent moins grave ne font que lui confirmer qu’ils tiennent l’un à l’autre, en définitive cela permet d’être plus sûr des choses.

Se réveiller la nuit et passer une bonne demi-heure à l’admirer dans l’obscurité semi éclairée par l’éclairage public que laissent filtrer les volets … cela change des soirs de solitude.

Mais le maugréateur maugréé et maugréera toujours un peu sur le reste du monde, juste moins sur les femmes quoique  … bon sang que les femmes sont compliquées parfois !  Les mères aussi car sa famille a lui n’apprécie pas trop le changement de situation, un fils unique qui « se case» même doucement  c’est un drame pour une mère surtout pour la sienne …cela ne pouvait pas être simple, pas pour lui voyons... 

 

Par Celui Qui Maugréé - Publié dans : Nouvelles ( ou anciennes ^^ )
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